juin 14, 2024

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Haïti arrête le principal suspect du meurtre du président Jovenel Moïse

Haïti arrête le principal suspect du meurtre du président Jovenel Moïse

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Haïti est tombé dans le chaos depuis le meurtre de Jovenel Moise en 2021

La police haïtienne a arrêté un ancien responsable du ministère de la Justice soupçonné d’avoir ordonné l’assassinat du président Jovenel Moise.

Joseph Félix Badiou a été arrêté alors qu’il sortait en voiture du parking d’un supermarché de la capitale, Port-au-Prince.

Moise a été tué dans sa chambre par des mercenaires colombiens en 2021. La plupart d’entre eux ont depuis été arrêtés ou tués.

Sa mort a plongé Haïti dans une crise politique à long terme et a conduit à un chaos sans précédent.

En quelques mois, des bandes criminelles ont pris le contrôle de la capitale, notamment de ses infrastructures et de son principal port pétrolier.

M. Badiou est accusé d’avoir donné l’ordre à des tueurs professionnels de commettre l’attaque. Il est accusé de meurtre, tentative de meurtre et vol à main armée.

Les médias locaux ont indiqué que Badiou avait été démis de ses fonctions de responsable anti-corruption au ministère de la Justice quelques mois avant l’assassinat, après avoir reçu un pot-de-vin pour libérer un prisonnier.

Certains des tueurs, arrêtés quelques heures après le meurtre, ont affirmé que M. Badiou, 60 ans, leur avait donné des ordres.

D’autres personnes impliquées dans cette affaire ont été condamnées aux États-Unis. Parmi eux figurent Jean-Joël Joseph, ancien sénateur haïtien, et l’homme d’affaires haïtiano-chilien Rodolphe Jaar.

Les États-Unis ont également accusé l’Américain vénézuélien Antonio Entreago, propriétaire de la société CTU Security, basée en Floride, d’avoir embauché les tueurs. Il fait face à un certain nombre d’accusations, notamment de complot en vue de meurtre ou d’enlèvement.

Le gouvernement non élu d’Haïti a du mal à fournir ne serait-ce que les services de base depuis la mort de Moise.

Selon un rapport de l’ONU publié cette semaine, les gangs contrôlent une grande partie de la capitale, dirigeant des écoles et des cliniques, mais aussi terrorisant les habitants et menant des guerres intestines.

Les Nations Unies ont récemment approuvé le déploiement d’une force internationale pour soutenir la police en Haïti, mais quelques pays se sont engagés à déployer des forces internationales, et cette mission n’a pas encore été mise en œuvre.

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