janvier 29, 2023

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Les tensions commerciales ont éclipsé la visite de Macron à la Maison Blanche

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WASHINGTON (AFP) – Le président français Emmanuel Macron doit arriver mardi à Washington pour une rare visite d’État organisée par Joe Biden, mais des désaccords amers sur le commerce entre les États-Unis et l’UE se joueront sur la pompe et la cérémonie à la Maison Blanche.

En raison des retards de Covid, il s’agit de la première visite d’État officielle de Biden à la présidence et les responsables américains ont déclaré que le choix de la France pour cet honneur reflétait à la fois des liens historiques profonds et leur intense partenariat actuel pour affronter la Russie dans sa guerre en Ukraine.

Biden accueillera Macron avec une réception militaire officielle complète, une grande visite au cimetière national d’Arlington, un siège du bureau ovale, un dîner privé avec leurs épouses mercredi et un dîner d’État jeudi où le musicien américain John Bautista, lauréat d’un Grammy Award, se produira. .

Comparé à la première expérience de Macron en tant qu’invité de Donald Trump en 2018, le voyage – qui se termine par une escale vendredi dans l’ancienne ville française de la Nouvelle-Orléans – sera une démonstration soigneusement chorégraphiée d’amitié transatlantique.

La fureur diplomatique qui a éclaté l’année dernière lorsque l’Australie a annulé un accord pour les sous-marins français et a signé à la place pour les sous-marins nucléaires américains a certainement été enterrée.

Des drapeaux français et américains décorent le bâtiment du bureau exécutif d’Eisenhower à côté de la Maison Blanche pour la visite d’État du président français Emmanuel Macron. Ludovic MARINAFP

Mais même s’il y a peu de risques de feux d’artifice à la Trump, Macron a de gros défauts dans l’air.

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Une guerre commerciale ?

Le principal d’entre eux est la tension autour de la politique de Biden sur les industries vertes, la loi sur la réduction de l’inflation, ou IRA, qui injecterait des milliards de dollars dans des technologies respectueuses du climat, ainsi qu’un fort soutien aux produits américains.

Les Européens craignent un avantage injuste des États-Unis dans le secteur à croissance rapide, tout comme ils sont sous le choc des conséquences économiques de la guerre en Ukraine et des efforts occidentaux pour mettre fin à la dépendance vis-à-vis des approvisionnements énergétiques russes.

Il y a maintenant de plus en plus de discussions en Europe sur la question de savoir si le bloc devrait répondre avec ses propres subventions aux produits nationaux, déclenchant ainsi une guerre commerciale.

« La Chine soutient ses propres produits, l’Amérique soutient ses propres produits. Il est peut-être temps pour l’Europe de soutenir ses propres produits », a déclaré dimanche le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, à la radio France 3.

Les Européens craignent que les subventions américaines aux véhicules électriques ne faussent la concurrence
Les Européens craignent que les subventions américaines aux véhicules électriques ne faussent la concurrence Jeff KowalskiAFP/fichier

Martin Guens, directeur adjoint du bureau parisien du think tank du GMF, dira à Macron Biden : « Il y a une contradiction entre une administration qui n’arrête pas de parler d’alliances. En même temps une décision comme l’IRA affecte les alliés des ‘économies’.

Un autre reproche en Europe est le coût élevé des exportations américaines de gaz naturel liquéfié – essayez de remplacer les approvisionnements russes annulés.

Un haut responsable de l’administration américaine a répondu aux allégations selon lesquelles les États-Unis profitaient effectivement de la guerre en Ukraine, la qualifiant de « fausse affirmation ».

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Le responsable a minimisé les tensions autour de l’IRA, affirmant qu’il y avait « des conversations très constructives » sur la manière d’empêcher la fermeture d’entreprises européennes.

Soulignant l’importance de la question parisienne, Macron a rencontré des dizaines de chefs d’entreprise avant de partir pour Washington pour demander la poursuite des investissements en France. Parmi eux se trouvaient des représentants des firmes américaines Goldman Sachs et McDonald’s.

La stratégie de la Chine sur l’Ukraine

L’ampleur de l’entourage de Macron – y compris les ministres des affaires étrangères, de la défense et des finances, les chefs d’entreprise et les astronautes – illustre l’importance de la visite à Paris.

À la Maison Blanche, cependant, un haut responsable a déclaré que l’objectif principal était de favoriser une « relation personnelle, une relation d’alliance » entre la France et Biden et Macron.

Aider l’Ukraine à repousser la Russie comprend l’amélioration de l’intégration et la question plus épineuse de savoir comment gérer la montée en puissance d’une superpuissance chinoise.

Bien que la France et les États-Unis soient des alliés de l'OTAN, ils s'affrontent parfois sur des questions de sécurité
Bien que la France et les États-Unis soient des alliés de l’OTAN, ils s’affrontent parfois sur des questions de sécurité Wojdec Radwanski AFP/Dossier

« Nous ne sommes pas des partenaires sur la même page », a déclaré à l’AFP un conseiller de Macron, prédisant des pourparlers « difficiles » avec Biden.

Malgré un fort soutien à Kiev, l’insistance de Macron à poursuivre le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine a irrité les diplomates américains.

La question chinoise – avec Washington adoptant un ton plus accommodant et les puissances européennes essayant de trouver un terrain d’entente – ne devrait pas connaître beaucoup de progrès.

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« L’Europe a sa propre stratégie unique dans ses relations avec la Chine depuis 2018 », a tweeté Pascal Confavroux, porte-parole de l’ambassade de France à Washington.

Même si leurs approches ne sont « pas identiques », ils devraient au moins « parler à partir d’un scénario commun », a déclaré un haut responsable américain.