juillet 5, 2022

BreaGeek News

Obtenez toutes les dernières nouvelles et rapports sur la FRANCE ici. Manchettes, politique et culture françaises sur une chaîne d'information

La coalition de Macron fait face à une lutte pour la majorité absolue aux élections françaises malgré le nombre de sièges attendu

Le président français Emmanuel Macron est confronté à une dure bataille pour remporter une majorité absolue au parlement qui lui permettrait de gouverner librement après une solide performance d’une nouvelle alliance de gauche au premier tour dimanche.

Les projections basées sur les résultats partiels des élections ont montré qu’au niveau national, le parti de Macron et ses alliés ont obtenu environ 25 à 26 % des voix. Ils étaient alignés sur une nouvelle coalition de gauche composée de partisans de l’extrême gauche, de socialistes et du Parti vert.

Cependant, les candidats de Macron devraient gagner dans plus de circonscriptions que leurs rivaux de gauche, donnant au président une majorité.

Plus de 6 000 candidats se disputaient 577 sièges à l’Assemblée nationale française au premier tour des élections.

Le système de vote à deux tours de la France est complexe et ne correspond pas au soutien national du parti. Pour les courses qui n’ont pas eu de vainqueur décisif dimanche, jusqu’à quatre candidats avec au moins 12,5% de soutien s’affronteront au deuxième tour de scrutin le 19 juin.

Un électeur vote dimanche à Marseille, dans le sud de la France. (Daniel Cole/Associated Press)

Après la réélection de Macron en mai, sa coalition centriste cherchait une majorité absolue qui lui permettrait de tenir ses promesses électorales, notamment des réductions d’impôts et le relèvement de l’âge de la retraite de 62 à 65 ans.

Mais les prévisions de dimanche montrent que le parti de Macron et ses alliés pourraient avoir du mal à obtenir plus de la moitié des sièges à l’Assemblée nationale, il y a moins de cinq ans, alors qu’ils avaient remporté 361 sièges. Les agences de sondage ont estimé que les centristes de Macron pourraient remporter de 255 à plus de 300 sièges, tandis que le bloc NUPES dirigé par le leader de la gauche dure Jean-Luc Mélenchon pourrait remporter plus de 200 sièges.

L’Assemblée nationale a le dernier mot au Sénat pour le vote des lois.

Le taux de participation aux élections législatives de dimanche a atteint un niveau record, avec moins de la moitié des 48,7 millions d’électeurs français qui ont voté. Les inquiétudes des consommateurs concernant la hausse de l’inflation ont dominé la campagne électorale, mais l’enthousiasme des électeurs s’est estompé.

L’absence de majorité absolue pour Macron l’obligera à conclure des accords sauvages sur la base d’un projet de loi avec des partis de droite et pourrait conduire à un remaniement ministériel.

Aucun sondage d’opinion n’a montré que le NUPES remporte la majorité au pouvoir – un scénario qui plongerait la France dans une période difficile de coexistence où le président et le Premier ministre sont issus de groupes politiques différents.

Le leader d’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon s’adresse dimanche à ses partisans à Marseille. (Daniel Cole/Associated Press)

La plate-forme Mélenchon prévoit une augmentation significative du salaire minimum, un abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans et une fermeture des prix de l’énergie, qui ont augmenté en raison de la guerre en Ukraine. C’est un hooligan altermondialiste qui a appelé la France à se retirer de l’OTAN et à « désobéir » aux règles de l’UE.

Macron a battu sa rivale d’extrême droite Marine Le Pen lors du second tour de la présidentielle, et les élections législatives françaises ont traditionnellement été une course difficile pour les candidats d’extrême droite. Les concurrents d’autres partis ont tendance à se coordonner ou à se retirer pour augmenter les chances de battre les candidats d’extrême droite au second tour de scrutin.

La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen quitte dimanche l’isoloir à Hénin-Beaumont, dans le nord de la France. (Michelle Spengler/Associated Press)

Le Rassemblement national d’extrême droite, emmené par Le Pen, espère faire mieux qu’il y a cinq ans, quand il avait remporté huit sièges. Avec au moins 15 sièges, il permettrait à l’extrême droite de former un groupe parlementaire et d’acquérir plus de pouvoirs à l’Assemblée nationale.

Le Pen est elle-même candidate à la réélection dans son fief d’Hénin-Beaumont, dans le nord de la France, où elle a voté dimanche.

READ  Trudeau promet d'équiper l'Ukraine d'équipements militaires modernes