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Yo ho, yo ho, a pirate's life for me!

Jack Sparrow est de retour pour une cinquième aventure de la franchise Pirates des Caraïbes sous la réalisation de deux norvégiens : Joachim Ronning et Espen Sandberg. Ce film, très attendu, est soi-disant un "retour aux sources" pour faire oublier le précédent opus. Mais qu’en est-il vraiment ?
 

 
LA VIE D’UN PIRATE
 
Bienvenue pour cette cinquième aventure aux côtés de Jack Sparrow qui, cette fois, est à la recherche du Trident de Poséidon en compagnie d'une scientifique et d'un jeune soldat britannique. Son but : échapper au terrible Capitaine Salazar qui doit son emprisonnement au sein du Triangle des Bermudes à Sparrow et qui a bien l'intention de se venger (comme le titre l'indique).
 
Eh oui, Capitaine Jack est de retour et... c'est à peu près tout. Car ce qu'on ressent bien rapidement dès les premières scènes, c'est que les scénaristes commencent à manquer d'idées pour faire vivre la franchise. Ce qui est encore plus dommage, surtout quand on sait que cet opus était censé raviver la série. Ils essayent vainement de nous offrir quelque chose de nouveau mais pour cela ils sont obligés d’inventer des passages de plus en plus loufoques dont certains présentent des incohérences énormes. Compte tenu des premiers échos, on avait vraiment hâte de découvrir le film comme si nous étions de retour en 2003. Au final, on se retrouve avec une œuvre située quelques crans au-dessus de La Fontaine de Jouvence mais c'est à peu près tout.
Même Johnny Depp nous présente toujours et encore les mêmes mimiques qui ont fait le succès du personnage alors que cela aurait pu être une opportunité parfaite pour nous permettre de voir le personnage changer et vieillir, surtout que six ans ont passé depuis le quatrième film.
 
De plus, du côté de Geoffrey Rush et d'Orlando Bloom, malgré leur importance dans la promotion du film, ces derniers sont sous-exploités. Là aussi, on assiste à de nombreuses occasions manquées. Pour Barbossa, sa présence n’est clairement pas suffisante. Quant à Will Turner, même si les fans seront nostalgiques de le revoir, sa présence était presque dispensable.
 
Comme vous pouvez vous en douter, tout ceci ternit un long-métrage qui est tout de même bien réalisé et dont l'action est présente du bout en bout. Même si on a du mal avec certains jeux d'acteurs, ces derniers sont toujours autant dans la peau de leurs personnages. Et on assiste même à la résolution de certaines intrigues des précédents opus.
 
Cela reste un assez bon film sauf que ce dernier joue trop sur la nostalgie de la première trilogie pour en fait retomber à plat.
 
 
VERS LA FIN DE LA FRANCHISE ?
 
De nombreuses rumeurs attestent que le sixième film sera le dernier de la franchise. Et compte tenu des événements qui ont lieu dans La Vengeance de Salazar, on devine facilement pourquoi. Mais aussi parce que les personnages vieillissent et très bientôt les pirates n'auront plus leur place à l’époque où ils se déroulent. De plus, à moins d'engager des scénaristes plus inspirés, l'univers des Pirates des Caraïbes risque de s'essouffler. Mais même si Jack Sparrow est amené à disparaître, il ne serait pas étonnant de la part de Disney de recommencer très bientôt avec d'autres personnages. Aussi mythiques que l'est devenu Jack ? C'est moins sûr.
 
Quant aux deux nouveaux venus au sein de la franchise, Brenton Thwaites et Kaya Scodelario, ceux-ci permettent un rajeunissement certain. Sauf que là aussi, leur rapprochement se fait tellement soudainement qu'on se demande comment cela peut être possible.
 
En fait, le scénario en lui-même n'est pas mauvais, simplement rempli de moments manqués et de détails pas suffisamment approfondis pour nous permettre d'être autant emballé que les précédents.
 
Justement, le film joue beaucoup sur l'humour, un humour qui a aussi su faire le succès de la franchise. Mais (car il y a encore un mais), en voulant trop en faire, on se retrouve souvent à retenir notre respiration dans l'attente d'un moment épique que nous savons va arriver, avant d'être déstabilisé par un moment humoristique qui va laisser toute la tension retomber. Plusieurs scènes auraient gagné en intensité si l'humour avait été revu à la baisse.
 
Terminons par quelques mots au sujet de la bande originale : c’est Geoff Zanelli qui a pris la suite de Klaus Badelt et de Hans Zimmer. De ce côté-là au moins, on a une musique qui renoue un peu plus avec la trilogie, surtout qu’on se souviendra du manque d’inspiration de Zimmer sur La Fontaine de Jouvence.
 
 
CONCLUSION
 
Beaucoup de gens clament que La Vengeance de Salazar est le meilleur film de la saga depuis le tout premier sorti en 2003. Malheureusement, nous sommes loin d’être d’accord, comme vous avez dû le remarquer. Pour nous, il se situe au-dessus du quatrième (qui est clairement le maillon faible) mais il n’arrive pas à atteindre la puissance des trois premiers réalisés par Gore Verbinski. Même si Au Bout du Monde était un peu fouillis, il y a avait un certain sens épique que nous n’avons pas réussi à retrouver dans ce nouveau long-métrage. C’est bien tourné, certes, mais de vouloir faire trop d’humour à certains moments relâche toute la tension un peu trop tôt. Sans oublier un Johnny Depp qui nous a donné l’impression de commencer à s’ennuyer dans la peau de son personnage. On attendra quand même le sixième avec intérêt, surtout qu’il s’annonce comme la fin probable de la saga.
 
 
Les points forts :
  • Le sens de l’aventure
  • Le retour d’anciens personnages
  • L’action
 
Les points faibles :
  • Trop d’humour tue l’humour
  • Faiblesse du scénario du côté des personnages
  • Johnny Depp un peu à l’ouest



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