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Review par Dalsk

Notre coup de coeur absolu

Attendu depuis bien longtemps, l’adaptation de Ready Player One s’est offerte la réalisation de Steven Spielberg, qui n’est plus à présenter, lui permettant de remettre un pied dans la pop-culture après des films plus terre à terre. Le long-métrage débarque enfin et on vous fait un petit bilan de nos impressions !
 

 
UNE VÉRITABLE ODE AUX GEEKS
 
Quand on lit le synopsis de Ready Player One, on a l’impression de l’avoir déjà entendu de nombreuses fois : dans un proche futur, la Terre est surpeuplée et beaucoup d’habitants doivent vivre dans les Piles, des logements superposés faits de bric et de broc. Mais une invention a su tout changer : l’OASIS, un monde virtuel devenu l’échappatoire mondiale. Après la mort de son inventeur, une quête démarre pour savoir qui prendra le pouvoir de la compagnie.
Mais de se contenter de ces quelques lignes pour se faire une idée serait… eh bien, de passer à côté la majorité du film et de ce qu’il essaye de nous dire.
 
Pour dire toute la vérité, lorsque nous avions regardé les différentes bandes annonces, nous avions eu peur de cette réalité virtuelle qui faisait, logiquement, presque dessin animé en images de synthèse. Il est sûr qu’en lisant le livre d’Ernest Cline (qui a aussi scénarisé Fanboys), il était plus facile de s’imaginer cette réalité comme la vie de tous les jours. Quand on y repense, que cette dernière soit représentée en images de synthèse était la seule façon de retranscrire cet univers si particulier. Et nous sommes heureux d’avoir eu tort !
 
L’auteur/scénariste a vécu dans les années 80 et cela se sent à travers la multitude de références visibles à l’écran, même si des questions de droits ont probablement empêché certaines d’apparaître. Sauf que nous vivons à une époque propice pour tout ce qui concerne la pop-culture, si bien que les "easter eggs" foisonnent. Évidemment, de toutes les nommer serait vous gâcher le plaisir de les découvrir, mais étant donné que la Warner Bros distribue le film, vous allez pouvoir retrouver des super-héros, King Kong ou encore Lara Croft, pour ne citer qu’eux. De nombreuses propriétés de la branche vidéo ludique de Microsoft sont également présentes. La seule référence autorisée par Spielberg de ces précédentes productions fut la DeLorean de Retour Vers le Futur, même si les artistes des effets spéciaux ont réussi à lui en cacher quelques-unes. Dans tous les cas, il y a de quoi vous donner le vertige, mais quel plaisir pour les yeux, mais aussi le cœur. Non seulement vous partez dans le futur, mais vous allez également retrouver votre âme d’enfant et éprouver de tels sentiments de nostalgie et d’émerveillement que des larmes de joie vont probablement couler sur vos joues.
 
Préparez-vous donc à un spectacle extraordinaire. Car si même le monde réel ressemble fortement à d’autres visions dystopique du futur, l’intérêt principal réside dans la beauté de l’OASIS, mais aussi dans la réalisation, la mise en scène et la justesse des personnages. D’ailleurs, à ce sujet, merci aux scénaristes qui, pour une fois, ne montre pas des adolescents rapidement capables de tuer, ce qui est trop souvent présent à l’écran depuis l’avènement de ce genre d’adaptations.
 
Malheureusement, la séance où nous étions n’a pas proposé la 3D, ce que nous regrettons fortement, car compte tenu de l’expérience visuelle en 2D, nous ne pouvons qu’imaginer ce qu’elle aurait pu donner en trois dimensions. Car si cette technologie doit bien servir à quelque chose, c’est de donner vie à ce monde virtuel qui occupe la majeure partie du film.
 
 
SPIELBERG, MAIS PAS QUE
 
Dès que nous voyons des critiques au sujet du film, le principal nom à revenir un peu partout est celui de Steven Spielberg. Ce que nous pouvons comprendre : sa réalisation est d’une exactitude absolue et c’est un plaisir de le retrouver au sein d’un genre qu’il a su dominer dans les années 80, que ce soit à travers ses propres films ou son rôle en tant que producteur. Il n’y a pas de temps mort, tout s’enchaîne à la perfection. Nous ne sommes jamais perdus au sein d’une mise en scène trouble comme nous le voyons un peu trop souvent de nos jours. Il ne faut pas oublier que Spielberg a déjà travaillé dans la prise de capture de mouvements avec Les Aventures de Tintin et cela se sent car quel plaisir nous avons eu à nous promener au sein de l’OASIS en compagnie des héros ! Il n’y a pas grand-chose de plus à dire de ce côté, si ce n’est que vous serez heureux de retrouver le Spielberg de notre enfance.
 
Mais il ne faudrait pas oublier deux autres noms, celui des scénaristes : Ernest Cline et Zak Penn. Ce dernier a justement participé à certains films de super-héros de ces dernières années tels que le premier Avengers et L’Incroyable Hulk. Mais il faut surtout noter la présence de Cline, l’auteur du roman à l’origine du projet. On sent que l’homme connaît son sujet sur le bout des doigts. Leur collaboration nous offre un script sans longueur, passionnant et dont les séquences s’emboîtent comme des pièces de puzzle.
 
Quant aux acteurs, on dira juste qu’ils sont tous crédibles dans la peau de leur personnage et que leur jeu est juste. Bravo surtout à Tye Sheridan qui incarne le rôle principal de Wade Watts. Les pointes d’humour sont présentes et jamais surjouées, les émotions bien rendues et leur développement au cours de l’histoire nullement exagérées ou trop rapide pour nous faire douter.
Une bonne moitié du film se déroule au cœur de la réalité virtuelle et les personnages sont donc recrées via la capture de mouvements. Encore une fois, la technologie a fait un bond en avant et les expressions sont de plus en plus précises. Si le futur de la RV nous réserve la même chose, ce sera une époque intéressante à vivre.
 
Comme toujours (ou presque), nous terminerons avec un petit mot sur la musique. Celle-ci est composée par Alan Silvestri, John Williams étant occupé par un autre projet. Mais n’ayez aucune peur, Silvestri a su délivrer une partition magique, digne des bandes originales que nous aimons tous, surtout que le thème principal est non seulement superbe mais également facile à retenir.
 
 
CONCLUSION
 
Comme vous avez dû le remarquer, même les meilleurs films contiennent leur lot de points négatifs, mais cette fois, nous avons que des éloges à offrir à ce long-métrage et nous espérons que vous n’allez pas nous en vouloir. Que voulez-vous ! Tout est présent à l’écran et rien ne manque à l’appel et les imperfections se résument aux eux points présents ci-dessous, si on peut les appeler tel quel.
 
Si vous êtes un de nos lecteurs réguliers ou même occasionnels, il nous est impossible de ne pas insister sur le fait que ce film devra impérativement devenir essentiel dans votre collection. Il faudrait même qu’un visionnage – minimum – par an soit obligatoire ! De toute façon, dès que vous entrez dans l’OASIS, vous n’avez qu’une envie, mettre sur pause à chaque image pour pouvoir en observer chaque recoin.
 
Spielberg nous offre un spectacle visuel pour les geeks ayant vécus entre les années 80 et 2010 que personne ne sera prêts à oublier. Nous n’avons pas peur d’avouer que Ready Player One est déjà devenu l’un de nos meilleurs coups de cœurs depuis la création du site !
 
Préparez-vous à plonger dans l’OASIS et à ne plus jamais en ressortir. Un véritable chef-d’œuvre. Merci Ernest Cline et Steven Spielberg.
 
 
Les points forts :
  • La réalisation
  • Les milliers d’Easter Eggs
  • L’ambiance et tout le reste
 
Les points faibles :
  • Un petit temps d’adaptation au monde virtuel est nécessaire
  • Révisez vos classiques, sinon vous risquez d’être perdu



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